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mars 2000 |
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la lithiase dans l'appareil urinaire
Traitement urologique des lithiases urinairesProfesseur Marian
DEVONEC, Service d'Urologie – Centre Hospitalier LYON SUD
Chaque technique a des indications précises selon le
siège du calcul. Le schéma thérapeutique est maintenant bien établi
: * la lithiase calicielle est traitée par lithotritie
extracorporelle, Chaque technique a ses points forts et ses points
faibles. La LEC Elle permet théoriquement de traiter les calculs à
tous les étages. Si pour la lithiase calicielle, elle n'a pas de
concurrence, pour la lithiase pyélique, elle est concurrencée par la percutanée
et pour la lithiase urétérale, par l'urétéroscopie qui a une efficacité
remarquable pour une morbidité mineure. L'avantage principal de la LEC est son caractère non
invasif. Le revers de la médaille sont les fragments
résiduels On parle de fragments résiduels lorsque le fragment
fait 5 mm et persiste au delà du 3ème mois après traitement.
L'incidence varie selon les machines. Il est de l'ordre de 30 %. Que deviennent
les fragments résiduels ? Un tiers seront éliminés, un tiers resteront en
place mais seront stables et un tiers vont augmenter de taille. Les fragments résiduels du groupe caliciel inférieur
ont une très faible chance d'être éliminés. L'attitude face aux fragments résiduels :
surveillance avec hyperdiurèse ou nouvelle séance de lithotritie à partir du
3ème mois. On diminue la fréquence des fragments résiduels en évitant
de traiter les gros calculs. Réserver la LEC aux calculs caliciels < 10 mm et aux calculs pyéliques < 20 mm. La Chirurgie PercutanéeSon point fort est la désobstruction immédiate et
en un temps de la voie excrétrice. Le point faible est le caractère invasif et
l'apprentissage par l'opérateur. Les résultats sont bons : il n'y a pas de fragment résiduel
dans 75 à 90 % des cas. Des complications mineures sont observées dans 11 %
des cas : hématome périrénal, brèche pyélique. Les complications majeures
sont rares, moins de 3%. C'est le risque de tout geste chirurgical avec
saignement, plaie colique, désinsertion de la jonction pyélo-urétérale,
complications infectieuses, voire néphrectomie d'hémostase. Elle est indiquée pour les gros calculs :
coralliformes complétés par LEC, pyéliques >
20 mm, ou caliciels inférieurs >10
mm ou caliciels inférieurs <
10 mm mais avec cavités dilatées ou échec préalable de LEC. UrétéroscopieSon point fort est la désobstruction immédiate et
le traitement en un temps. Le point faible est le caractère invasif, la nécessité
d'une anesthésie, d'un apprentissage. Les complications peropératoires sont rares : désinsertion
urétérale 0,2 % pour les lithiases lombaires obstructives. On sait,
aujourd'hui, les prévenir en évitant l'exérèse monobloc des calculs
lombaires. Les complications à distance sont la sténose urétérale inférieure
à 3 %. Elle est facilement prévenue par la mise en place d'une sonde double J
après urétéroscopie. Il n'y a pas de reflux vésicorénal. Ses indications sont les calculs de l'uretère
pelvien et de l'uretère iliaque, symptomatique ou obstructif, inaccessible au
traitement médical ou à la LEC (gros calcul peu ou pas radio-opaque). En résumé : ·
pour un
calcul caliciel : LEC ·
pour un
calcul pyélique : LEC de principe mais percutanée pour les calculs de taille
supérieure à 20 mm ou bien de forte opacité, avec dilatation et symptômes, ·
calcul urétéral
: urétéroscopie de principe surtout s'il y a des symptômes, une dilatation,
une contrainte professionnelle, une lithiase de siège pelvien ou iliaque quelle
que soit sa taille. Les calculs lombaires seront volontiers repoussés dans le
bassinet pour être traités ultérieurement par LEC En
conclusion :
à chaque technique, ses indications. Les techniques sont complémentaires. Leur
utilisation repose sur la disponibilité et l'accès au matériel ainsi que sur
l'expérience de l'opérateur. Progrès
en Urologie. La lithiase. 1999, supp.4,5,1-113
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