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septembre 1999 |
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Médecine générale & sexologie
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| Titre: | médecine générale & sexologie | ||||||
| Date: | jeudi 16 septembre 1999 | ||||||
| Sujet: | le médecin généraliste & les problèmes de sexologie couramment rencontrés au cabinet | ||||||
| Lieu: | amphithéâtre A3, faculté de médecine RTH Laënnec, rue Guillaume Paradin | ||||||
| Entrée: | gratuite pour les adhérents | ||||||
| Description: |
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Docteur Jacques ROLLET
Andrologue-Endocrinologue
IRA Hôpital de l'Antiquaille - LYON
L'approche
clinique initiale des troubles de l'érection, effectuée lors de la première
consultation, est une étape essentielle de la prise en charge du patient.
Elle
nécessite du temps, des capacités d'écoute (et « des mots pour oser le dire
») et une mise en confiance de la part du médecin.
Cette
approche a trois objectifs
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évaluer | |
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expliquer | |
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informer. |
Le
diagnostic d'une dysérection est avant tout clinique.
L'interrogatoire
s'intéresse
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au patient, | |
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à ses troubles de l'érection, | |
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à sa partenaire. |
II
est médical, « sexuel » et psychologique. Il permet l'information concernant
les problèmes de la sénescence.
L'examen
clinique doit être pratiqué dans tous les cas. Il sera complet.
Le
problème des dosages hormonaux est encore discuté. Il est nécessaire de doser
la testostérone (totale ? libre ?). Le dosage de la prolactine s'impose en cas
de testostéronémie basse ou de perturbation de la libido. D'autres examens
biologiques seront effectués en fonction du bilan clinique et des dosages de
base.
En
ce qui concerne le diabète, la dysérection est une complication fréquente.
Elle apparaît à un âge plus précoce que chez les sujets non diabétiques et
sa prévalence est plus élevée. Elle est souvent associée à la neuropathie
ou l'artériopathie.
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Dr Gérard RIBES, Psychiatre, 69007 LYON
Interroger
ses patients sur la sexualité nécessite d'être au clair sur l'importance et
l'intérêt pour son patient de ce questionnement. La peur du voyeurisme, la
crainte d'une interprétation douteuse peuvent être des freins importants
faisant éluder des questions auxquelles on ne sait pas donner de réponse,
n'ayant pas été formé sur ces pathologies.
Il
faut donc oser questionner, ne pas banaliser ce qui est une souffrance. Cette
banalisation étant souvent un élément de culpabilisation supplémentaire.
Quand
questionner ?
| inclure les questions sur la sexualité
dans un examen systématique ne paraît pas encore de mise. | |
| profiter d'un interrogatoire gynécologique
ou urologique. |
Quelle
symptomatologie peut orienter vers un problème sexuel ?
| se poser la question d'un possible
dysfonctionnement sexuel face aux troubles urogénitopelviens et à la
pathologie fonctionnelle abdominale. | |
| penser à cette orientation devant toute
symptomatologie anxiodépressive (en particulier chez la femme pour les
troubles du désir). | |
| il faut de plus de souvenir que la
pathologie dépressive et son traitement entraînent des troubles de la
libido. En parler est déjà un élément thérapeutique. |
Quelles
questions ?
| mis à part le questionnement lié au
symptôme lui-même (quoi, depuis quand, comment…), il est important
d'interroger sur où et quelles sont les conséquences (soir ou le/la
partenaire) | |
| un symptôme sexuel a toujours une cause
ou une conséquence au sein d'un couple. Il sera souvent utile voire nécessaire
(si cela est possible) de voir le conjoint qui peut être un activateur ou
une aide face à la pathologie | |
| penser que les troubles sexuels se
mettent en place sur 3 niveaux |
| une histoire et une structure mentale
personnelle, | |
| une vie de couple, | |
| des évènements de vie et un contexte professionnel. |
Il
faut en tenir compte dans l'interrogatoire.
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Docteur Béatrice CUZIN
Service d`Urologie et de la Transplantation
Hôpital Édouard Herriot - Lyon
·
L'érection,
phénomène réflexe complexe, nécessite l'intervention synergique de mécanismes
vasculaires et tissulaires, sous contrôle neuropsychique et hormonal. Quoique
indispensables, les mécanismes vasculaires n'expliquent pas toute l'érection.
Les corps érectiles se comportent comme une éponge musculaire lisse autonome
particulièrement active (concept de l'éponge active). Ils jouent un rôle
moteur grâce à la contractilité de leur musculature lisse trabéculaire et
vasculaire (sous contrôle végétatif) et la déformabilité spécifique de
chaque corps érectile.
La
myorelaxation des corps érectiles explique la tumescence et leur
myocontraction, la détumescence et la flaccidité. La rigidification fait
intervenir les muscles striés érectiles (sous contrôle somatique). En fait,
les érections végétatives et somatiques surviennent de façon synergique et
intriquée, sous l'étroit contrôle du système nerveux, probablement fonction
de l'intensité des stimuli périphériques et/ou centraux. Les corps spongieux
servent de tuteur au corps spongieux, et participent à la sensorialité
sexuelle de la femme. Le rôle du corps spongieux, moins connu, semble essentiel
dans la sensorialité sexuelle de l'homme et dans la survenue de l'érection
somatique.
·
En
ce qui concerne les étiologies, s'il est possible d'individualiser les patients
à très forte prédominance organique (après prostatectomie radicale par
exemple) et les patients essentiellement psychiatriques, la majeure partie des
hommes souffrant de dysfonctionnement érectile relèvent d'origine mixte. L'étiologie
est le plus souvent multifactorielle et la prise en charge thérapeutique ne dépend
que très peu de l'origine précise du trouble.
A
l'âge des troubles de l'érection, les patients sont souvent polymédicamentés.
Ces prescriptions entraînent de nombreuses interactions médicamenteuses où il
est difficile de faire la part des responsabilités des effets secondaires
respectifs. Pour les troubles de l'érection en particulier, il est malaisé
d'identifier les médicaments en cause. S'il l'on pense que l'arrêt d'un
traitement permettrait de restaurer la fonction sexuelle, il est souhaitable
d'en discuter avec le médecin prescripteur et de bien dissuader le patient de
supprimer de son propre chef le médicament suspect.
·
L'interrogatoire
permet de s'assurer qu'il s'agit réellement d'un problème d'érection et
analyse ses perturbations ainsi que le désir et les problèmes d'éjaculation.
Elle permet de préciser les antécédents médicaux et chirurgicaux ainsi que
le contexte psychologique et socioconjugal. L'examen clinique est indispensable
dans tous les cas, même dans les cas psychogènes et si sa rentabilité
diagnostique est faible. Beaucoup d'hommes se sentent négligés ou rejetés et
refusent le diagnostic de psychogénicité s'ils n'ont pas été examinés.
·
Les
investigations dans la prise en charge des insuffisances érectiles ont
actuellement un rôle limité étant donné la rareté des traitements étiologiques
efficaces. Un bilan biologique peut être demandé en première intention de
manière systématique ou devant des troubles évocateurs d'hypoandrogénie, de
même qu'un écho-Döppler pénien chez le sujet jeune s'il existe des antécédents
de traumatisme du bassin. Les explorations neurophysiologiques peuvent être
demandées dans un objectif médico-légal. Les autres examens sont à réserver
aux centres spécialisés et aux protocoles de recherche cliniques. Cependant l'
écho-Döppler pénien pourrait peut être, avec la commercialisation prochaine
de nouveaux traitements, participer à la sélection de sous groupes thérapeutiques.
La normalité d'un examen peut parfois contribuer à guérir le patient en le
rassurant, cependant ce type de considération doit être compatible avec la
politique de santé du pays.
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