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30ème Forum Médical Lyonnais

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Imagerie du sein
Dr Elisabeth Gormand
radiologue
infirmerie protestante

  

Depuis 10 ans, et  sous l’impulsion du dépistage organisé, on assiste à une révolution de l’imagerie du sein.

-          La détection de cancers infra cliniques de moins de 1cm devient possible en pratique courante, s’appuyant sur  des critères d’imagerie codifiés.

-          Le diagnostic est affirmé par la biopsie sous repérage radio ou écho guidé. On ne surveille plus aujourd’hui une image suspecte ; on précise d’emblée sa nature par un prélèvement sous anesthésie locale.

La mammographie reste l’examen essentiel. (1)

-          elle a prouvé son efficacité dans le dépistage du cancer.

-          en France, on a constaté une diminution de la mortalité par cancer du sein de 7,7% dans les 10 départements qui ont débuté le dépistage organisé (entre 50 et 70ans) depuis 1990, alors qu’elle est stable dans les 85 autres départements (étude de l’ InVS -  04/ 2003).

-          la qualité des appareils est obligatoirement contrôlée régulièrement et les conditions techniques de réalisation sont rigoureuses.

-          c’est un examen objectif, reproductible, peu irradiant, et facilement comparatif.

-          une grille de lecture internationale a été adaptée (classification Bi rads aux USA et ACR en France) pour la caractérisation des différents types d’images : opacités, micro calcifications et ruptures d’architecture .

  L’échographie (2)(3)(4)

-          est souvent un examen  indispensable après la mammographie :

o        devant  une asymétrie de densité, une opacité circonscrite

o        lorsqu’un nodule est palpé même devant une mammographie normale

o        si les seins sont très denses car la mammographie  perd alors en sensibilité.

-          c’est l’examen de 1ère intention chez la femme jeune ( avant 30 ans).

-          elle permet de :

o        déterminer la nature solide ou liquide d’un nodule , sa caractérisation bénigne, maligne ou suspecte

o        d’explorer une mastopathie bénigne ou un sein inflammatoire

o        de découvrir parfois des lésions de moins de 5 mm .

L’IRM (recommandations de l’ANAES)

-          est un examen de seconde intention, très sensible avec une VPN de 95 % mais peu spécifique ( très variable encore selon les centres et les indications) toujours orienté par l’examen clinique, la mammographie et l’échographie.

-          elle ne remplace pas la biopsie.

-          les indications sont limitées :

o        à des cas cliniques difficiles

o        au bilan  et au suivi de cancers volumineux ou  récidivants.

 Bibliographie 

  1. Tabar avril 2003- Lancet ;la mammographie de dépistage et la mortalité par cancer du sein : 20 ans de suivi avant et après l’introduction du dépistage, on observe une diminution de la mortalité de 45% en Suède sur 2 cantons où le dépistage est suivi entre 40 et 70 ans.
  2. 0,6 % de cancers ne sont pas  vus en dépistage, même après double lecture .
  3. Kolb 2002 ; Radiology 225 :165-175 .la sensibilité de la mammographie seule pour la détection du cancer du sein  est de 98% dans les seins graisseux ou modérément denses et de 48 % dans les seins très denses .
  4. Etude de Stavros 2002 ; étude sur 750 nodules solides : la VPN est de 98%, la VPP de 38%  c’est à dire qu’une échographie bien faite élimine les biopsies inutiles sur des nodules sûrement bénins et permet de conserver les indications de biopsie uniquement pour des images malignes ou de nature indéterminée. 

 

ATELIER

-          règles de réalisation et de lecture des mammographies

-          lecture de mammographies : seins normaux de type différent, caractérisation des images anormales( nodules, micro calcifications, rupture d’architecture,  petits cancers)

-          exemples d’écho et d’IRM

 

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